Jean Pierre MAGGI – Le BLOG

Où en est la situation économique de la France ?

J’ai reçu des courriers me questionnant sur la situation économique de la France et j’ai tenu à y répondre au travers de mon blog, car ces inquiétudes sont assez générales et légitimes. J’ai tenté, en quelques lignes, de souligner ce qui me rend optimiste à travers l’action engagée par la majorité et le gouvernement depuis 2012, telle que rappelée par le Premier ministre Bernard Cazeneuve dans son discours de politique générale.

Depuis 2012, l’économie française se redresse, nos entreprises sont plus compétitives, 240 000 emplois marchands ont été créés depuis un an et demi. La pauvreté et les inégalités ont été réduites, les mesures mises en place ont contribué à augmenter le niveau de vie des ménages les plus modestes, celui des classes moyennes a été préservé. L’actuel premier ministre s’est engagé à poursuivre les réformes engagées par les gouvernements de Jean-Marc AYRAULT et de Manuel VALLS pour assainir nos finances, restaurer notre compétitivité, lutter contre le chômage et construire de nouveaux droits pour les Français.

Réduire les déficits, c’est préserver notre souveraineté, notre capacité à faire des choix économiques. Le déficit reviendra sous la barre des 3 % en 2017 comme l’a reconnu la commission européenne. Ce n’était pas arrivé depuis 2008. Cependant, pour que ce résultat soit durable, nous devons poursuivre l’action engagée.

Renforcer la compétitivité de nos entreprises, c’est aussi soutenir la croissance et l’emploi. Depuis 2012, par l’effet du crédit d’impôt compétitivité emploi et du pacte de responsabilité et de solidarité, 40 milliards d’euros ont été consacrés chaque année à renforcer notre appareil productif. Les entreprises du secteur industriel ont retrouvé le niveau de marge du début des années 2000 et le coût du travail dans l’industrie est désormais plus faible en France qu’il ne l’est en Allemagne. Le CICE sera donc renforcé à compter de janvier avec un taux porté à 7 %. Le taux normal de l’impôt sur les sociétés sera progressivement ramené à 28 %, d’abord pour les PME, puis pour l’ensemble des entreprises. Ce taux, je le rappelle, correspond exactement à la moyenne des taux d’imposition dans la zone euro.

Nous devons aussi continuer à soutenir l’investissement des entreprises, c’est là la vocation de la Banque mondiale d’investissement, qui est un succès reconnu unanimement. C’est pourquoi la majorité s’engagera aussi pour l’investissement, pour la croissance, pour la compétitivité, en débloquant 10 Milliards d’euros dans le troisième volet du programme d’investissement d’avenir. Ce programme sera organisé de manière plus souple, il devra dynamiser des secteurs industriels les plus porteurs jusqu’alors peu couverts comme l’agroalimentaire, les industries de sécurité, le tourisme et le développement durable. Le Gouvernement fera aussi, dès cet hiver, des propositions pour mieux accompagner les TPE et les PME dans la transition numérique. Des ressources en ligne et un accompagnement humain seront mis en place pour les entreprises qui voudront bénéficier d’un diagnostic et financer leurs projets avec une participation de l’Etat.

Lutter contre le chômage restera évidemment la priorité du Gouvernement et de la majorité. Le président de la République l’a rappelé il y a quelques jours, notre politique commence à porter ses fruits, le nombre de demandeurs d’emploi inscrit chez Pôle Emploi a baissé de 101.700 depuis le début de l’année et le taux de chômage mesuré par l’INSEE est revenu à son niveau de la fin de 2012.

Cette évolution doit être amplifiée, et l’une des clés du retour au plein emploi, c’est la formation des demandeurs d’emploi. Le gouvernement a donc décidé que le plan portant sur 500 000 formations supplémentaires lancées en 2016 serait prolongé pour au moins un semestre, afin d’offrir une formation à ceux qui en ont le plus besoin. L’Etat, les régions, les partenaires sociaux, j’en suis convaincu, seront au rendez-vous de cette mobilisation.

Début janvier, nous engagerons également l’expérimentation 0 chômeur de longue durée dans dix territoires. Cette expérimentation, issue d’une initiative parlementaire, permettra d’accompagner des demandeurs d’emploi de longue durée, et nous en attendons beaucoup.

Assainir et renforcer l’économie française nous a donné les moyens d‘améliorer la vie des Français à travers de nouveaux dispositifs comme la garantie jeunes, la prévention de la pénibilité, le compte personnel d’activité, le pouvoir d’achat ou le logement social.

Nous avons agi pour la justice sociale en baissant à quatre reprises les impôts des classes moyennes et des retraités modestes. En 2017, ce sont plus de cinq millions de ménages qui bénéficieront d’une baisse supplémentaire d’un milliards d’euros de leur impôt sur le revenu, notamment les retraités les plus modestes. Et en 2017, nous irons plus loin encore dans la protection des plus pauvres.

Au total, depuis 2012, nous aurons procédé à une revalorisation exceptionnelle de 10 % du RSA, de 25 % des prestations familiales des parents isolés et de 50 % des prestations pour les familles les plus nombreuses. Certains qualifient cette politique d’« assistanat ». J’y vois, pour ma part, la nécessaire solidarité qui fonde notre pacte républicain et à laquelle les Français, je le sais, sont profondément attachés.

Enfin, nous poursuivrons notre mobilisation pour le logement. Le nombre de logements mis en chantier cette année est le plus élevé depuis dix ans. Le projet de Loi égalité citoyenneté qui sera adopté à la fin de l’année favorisera l’accès à un logement abordable pour tous. De même que la mixité sociale dans l’habitat et dans les quartiers. Avec 150.000 logements sociaux prévus, la programmation de l’année est la plus importante qu’ait connue notre pays depuis longtemps.

Ce gouvernement continuera sans relâche à se battre pour notre modèle social. La répartition juste de l’effort, c’est ce qui scelle le pacte républicain. L’État qui protège, c’est ce qu’incarne notre engagement pour le pouvoir d’achat des Français, comme pour le logement des plus fragiles.

Préparer l’avenir, c’est investir dans l’éducation, c’est investir dans la culture, c’est investir dans la science. L’école est au cœur du projet républicain. Elle est le lieu de la formation des citoyens. Elle doit tenir sa promesse de promotion par le mérite. Or, trop de jeunes quittent encore le système scolaire sans diplôme, et notre système demeure encore trop inégalitaire.

Pour enrayer cette mécanique, la Loi de refondation de l’école a été adoptée en 2013. Elle donne davantage de moyens à ceux qui en ont le plus besoin, elle forme et valorise davantage les équipes enseignantes et éducatives. En 2015, l’Éducation nationale est redevenue le premier poste budgétaire de l’État. La création de 60.000 postes là où il en avait été détruit 80.000, couvrant tous les métiers de l’Éducation, a été engagée sur l’ensemble du quinquennat. Et en 2017, nous conforterons les lycées professionnels où nous créerons 500.000 nouvelles formations sur les métiers d’avenir.

L’effort que nous avons engagé au bénéfice de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a permis à 40.000 étudiants supplémentaires d’entrer chaque année dans nos universités. Le budget des bourses a été augmenté de 500 millions d’euros depuis 2012. Et aujourd’hui, un étudiant sur trois bénéficie d’une bourse sur critères sociaux.

Nous allons poursuivre la politique de construction de pôles d’excellence de niveau mondial, financés par le Programme des investissements d’avenir. Je pense aux pôles d’excellence créés à Bordeaux, « chez nous » à Aix-Marseille, à Strasbourg, mais aussi à ceux qui doivent aboutir : à Paris, à Saclay, à Grenoble et à Nice.

Pour soutenir l’Enseignement supérieur, pour donner à la Recherche française une place la plus éminente dans la compétition scientifique internationale, l’effort budgétaire annuel devra se situer durablement autour d’un milliard d’euros. Seul, un tel investissement permettra à la fois d’accompagner l’autonomie des établissements, d’améliorer l’accueil des bacheliers dans l’Enseignement supérieur et de maintenir notre Recherche au plus haut niveau. Cette ambition sera au coeur des priorités des prochains mois.

Il reste évidemment beaucoup à faire pour que la pauvreté recule en France. Pour que nos concitoyens aujourd’hui sans activité retrouvent le chemin de l’emploi. Pour que l’espoir renaisse dans notre pays et dans ses capacités, dont je suis convaincu qu’elles sont exceptionnelles. J’y œuvrerai avec une détermination sans faille, jusqu’au terme de ce mandat parlementaire.

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2 Commentaires
  • Vialan Georges on 5 janvier 2017

    Je te présente mes Voeux pour 2017 à Toi et à Toute ton équipe.
    A bientôt j’espère.

    Amicalement.
    Georges

  • Jeannette on 6 janvier 2017

    Nos autoroutes augmentent sans cesse les personnels diminuent
    Les automates prospèrent tous les organismes publics et privés
    Sont touchés n’envisage t’on pas un impôt sur ces automates qui
    Nous pourrissent la vie? ET NE PROFITENT Q’A QUELQUES UNS!

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