Jean Pierre MAGGI – Le BLOG

Recrudescence des punaises de lit en France

Le 17 janvier 2017, j’ai posé une question orale sans débat à la ministre du Logement et de l’Habitat durable sur la recrudescence des punaises de lit en France, notamment dans les Bouches-du-Rhône.

« Madame la ministre,

Ma question porte sur la recrudescence des punaises de lit en France, notamment dans les Bouches-du-Rhône.

La présence de ces punaises dans les logements avait été quasiment anéantie au cours des dernières décennies, grâce à l’utilisation de produits chimiques souvent nocifs pour l’homme. L’interdiction progressive de ces produits et l’augmentation de la circulation internationale des personnes et des marchandises ont conduit à l’explosion récente du nombre de ces insectes sur notre territoire.

Les punaises s’installent dans le mobilier, dans le linge, dans les bagages. Elles ne se nourrissent que de sang humain et peuvent piquer jusqu’à 90 fois en une nuit, provoquant une gêne et des démangeaisons insupportables.

Elles font preuve d’une grande résistance aux formules chimiques disponibles et ne peuvent être tuées qu’à la faveur de solutions extrêmes, qui bouleversent la vie de nombre de nos concitoyens : congeler son linge pendant 72 heures, le laver à des températures de plus de 60 degrés ou encore se séparer de ses meubles.

La reproduction de ces punaises est extrêmement dynamique. Elles peuvent survivre pendant un an sans se nourrir et se déplacent d’un logement à un autre, via la moindre petite fissure, au sol ou dans les murs.

Chez nombre d’habitants dont les logements sont infestés, à la gêne physique s’ajoute souvent la honte d’avoir été piqué ou d’avoir vu son logement infesté. Sans compter les difficultés financières qui se font jour pour les victimes. Certaines se retrouvent privées de leur mobilier et de leur linge. Dans certains cas, elles se retrouvent « à la rue ». Elles ont, également, bien souvent recours à des entreprises de désinsectisation qui, sans forcément résoudre le problème, facturent leurs prestations à hauteur de plusieurs centaines d’euros.

Il est d’ores-et-déjà avéré que des milliers d’habitations sont concernées dans les Bouches-du-Rhône, des centaines à Paris et d’autres encore, ailleurs en France. Plusieurs bailleurs sociaux de mon département ont été sévèrement touchés au cours des dernières semaines.

L’état de nos connaissances sur les dangers que représentent ces insectes doit conduire le ministère du logement, en concertation avec celui de la santé, à mettre en place rapidement des politiques publiques ciblées. Il conviendrait d’agir, de concert avec les élus locaux, sur les plans de la prévention, de la désinsectisation et du soutien moral et financier aux victimes. »

Retrouvez la vidéo de mon intervention. Vous y découvrirez ma question, la réponse de la secrétaire d’état auprès de la ministre de la santé, puis ma perception de la situation après avoir été saisi par des personnes concernées par ce problème (5’18).

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